[tendances] “Hyperlocal News” – journalisme hyperlocal et Facebook

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Depuis quelques années, les initiatives dans le domaine du journalisme “hyperlocal” ont été développées, d’abord aux Etats-Unis et par la suite également en Europe. Quelques exemples existent en France, comme www.gaillacinfo.fr et www.monputeaux.com.  Aux Pays-Bas, un des grands journaux nationaux, De Telegraaf, a misé également sur la publication de sites hyperlocaux, (Bart Brouwers a publié une présentation sous le slogan : “sortir de nos donjons, rendez-vous au marché“), signe qu’il s’agit d’une tendance qui est prise au sérieux.

Voilà une réflexion autour de cette tendance et comment ou pourquoi elle pourra influencer les domaines en dehors du journalisme. En d’autres mots :  comment territoires et acteurs économiques peuvent profiter de cette tendance ? Ou, dans la terminologie “web 2.0″ : profiter = contribuer, partager, co-créer des communautés, et euhhh… innover ?!

Qu’est-ce le journalisme hyperlocal ?

Le journalisme hyperlocal est une forme de journalisme qui tente de faire émerger l’information hyperlocale, c’est-à-dire, l’information qui est au plus près du lecteur. Le mot clé : concerné. Le lecteur doit se sentir concerné, sinon, cela ne l’intéresse pas. Mark Potts, co-fondateur du site Backfence, qui n’a pas survécu pour ne pas avoir trouvé un modèle économique valable, décrit dans un très bon post de 2007 (!) comment il se sent concerné par le site http://www.westportnow.com/ : uniquement par le fait qu’il a grandi dans son environnement physique. Sinon, ce site n’aurait pas eu de signification pour lui.

Le journalisme hyperlocale, dans l’esprit du web 2.0 sera, dans ses différentes formes, co-générée par les citoyens. Dans les exemples, il y a du “bottom-down” et du “bottom-up”, il y a des site agrégateurs d’actualités, les blogs, et les sites qui sont gérés par les professionnels (les journalistes). Voici un article de l’agence Rampazzo (février 2009) qui décrit bien le phénomène du journalisme hyperlocal et de ses limites. Et un autre (excellent !) post (mars 2010)  sur le site www.journalismes.info sur la philosophie et les enjeux (modèles économiques).

Facteurs clés…

1. Les réseaux sociaux, accélérateurs d’une tendance
Il est évident que le journalisme hyperlocal et nos comportements sur les réseaux sociaux (l’abonnement que nous prenons aux vies de nos proches et/ou de nos marques préférés), s’influencent réciproquement. Nous sommes tous devenus créateurs d’actualités, du simple témoins jusqu’aux bloggeurs influents, et Facebook, Twitter et les sites de partage (Flickr, YouTube) prouvent que nous consomment ces actualités en grandes quantités.

2. Géolocalisation, géotagging, réalité augmentée
Les applications diverses du type FourthSquare ou Layar, notre mobilité et l’envie de partager où l’on se trouve avec ses amis ou co-clients d’un établissement / marque, vont inexorablement ajouter une couche “réalité augmentée” aux sites d’actualités hyperlocales.

3. Création d’une vraie communauté…
Créer une vraie communauté est une affaire à long terme, et nécessite un réel investissement, de la part de tous les acteurs. Motiver les gens de venir sur un site est une chose, mais les motiver à publier, à générer un contenu  nest pas gagné. Là aussi, je réfère au post de Mark Potts.

4. L’échelle juste
L’exception française, le grand nombre des communes, rend la publication des plateformes “journalisme hyperlocale” plutôt compliquée : certes, on pourra se concentrer à des échelles Pays ou Communauté de Communes, mais la définition de l’échelle me semble importante.
Car il faut trouver suffisamment de prescripteurs et d’acteurs actifs pour pouvoir animer la communauté, afin qu’elle gagne toute son importance pour les lecteurs. Et si les Communautés de Communes ou Pays sont bien implantés par endroits, ce n’est certainement pas le cas partout. Souvent, il s’agit des “aggrétateurs de compétences”, plus que de vraies communautés, et c’est souvent une choix. Alors, dans ces cas, quelle échelle trouver ?

Quel intérêt pour les acteurs économiques et territoriales en France ?

Les pages "j'aime" de la fanpage La Grosse Talle sur FacebookIl est évident que les acteurs économiques et territoriales ont trouvé Facebook et l’ont intégré dans leurs web stratégies. L’explosion des pages fan (“j’aime”) sur Facebook en est la preuve.  Avec cette tendance, nos “murs” sur Facebook sont devenus une sorte de feed d’actualité “hyperlocale” : nous pouvons désormais non seulement nous abonner aux nouvelles de nos amis et aux ceux des amis des amis, aux actualités de nos centres d’intérêt, mais aussi aux actualités hyperlocales. Certes, elles ne sont que rarement écrites par les journalistes, et relèvent souvent du domaine des annonces et témoignages, mais par ce fait, Facebook semble accélerer la tendance.

En revanche, peu sont ceux qui ont lié ces pages “j’aime” à leur fanpage, et pourtant cette action semble une belle opportunité d’offrir les actualités et nouveautés liées au sujet de la “fanpage”.

Lier les contenus, tel qu’un aggrégateur, ouvre des liens faciles vers des contenus qui risquent fort de les intéresser.

Dorénavant, on distingue des “communautés de fait” via certains comptes Facebook, aussi bien au sein des entités géographiques (comme en Deux-Sèvres), qu’autour des sujets (tourisme 2.0, par exemple).

Je considère que la tendance du journalisme hyperlocale est importante pour les territoires et notamment pour les territoires rurales, car l’innovation et la rénovation pourront justement venir des tandems communauté que le hyperlocal suppose et l’ouverture vers l’extérieur que le web offre, et des partenariats privé – public.

Reste à régler la question de l’échelle :-) .

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Apprendre 20…50

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Grown up Digital, Don Tapscott / Net Generation / Génération Y

Si vous voulez éduquer la jeunesse en 2010, il ne faut pas aimer les méthodes de 1950, mais aspirer à formuler celles de 2050.

(J’avais envie d’un billet extrèmement court :-) .

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Santé 2.0 : le défi lancé aux mutuelles pour une nouvelle innovation, 60 ans plus tard !

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La première scène se déroule devant une mutuelle, lundi soir : une voiture, et un dircomm, un responsable Internet, un responsable marketing et un responsable service santé montent à Paris, où une conférence sur la nouvelle approche de la santé se déroulera.  Mais d’abord un bon diner et une soirée sympa. Ensuite, ils y passent deux jours et retournent avec pleins d’idées, qu’ils vont rédiger dans un rapport (avec leurs connotations “+” et “-”) afin d’en parler aux responsables et de voir ce que ce mouvement pourra faire pour eux.

La deuxième scène se déroule très tôt, mardi matin, Place de la Brèche : un car stationné et une cinquantaine de personnes se rassemblent – responsables marketing, communication, Internet, santé de toutes les mutuelles à Niort, mais aussi des directeurs d’agence, des assurés habitués des hôpitaux, quelques médécins, infirmières et responsables de l’hôpital de Niort. Ils ne se connaissent pas vraiment, à part quelques-uns qui ont passé une journée de formations aux réseaux sociaux ensemble.

Objectif : une conférence à Paris, sur les enjeux et nouvelles approches de la “Santé 2.0″. Pendant ces deux jours denses d’impressions et de contacts, ils rentrent le mercredi soir et se sentent tous concernés : ils se connaissent mieux, tous avec leurs histoires et parcours, et de nouvelles idées sont en gestation.  La première entre elles : rester en contact, organiser des rencontres style “prospectives” et réunions informelles pour essayer de formuler de nouvelles tendances et pour voir comment ils pourront contribuer à ces changements !

A l’heure où les français se battent pour plus de gendarmes dans les rues, plus d’enseignants dans les écoles, plus de personnel dans les hôpitaux… il est temps de découvrir un mouvement international qui se bat pour… une réorganisation profonde de la “filière” santé qui mènera peut-être à moins de moyens mais déployés différemment. Ce mouvement s’appelle “Health 2.0″, ou “Santé 2.0″ en français et une conférence sera organisée à Paris, les 6 et 7 avril prochains. Cliquez ici pour l’invitation à cet évènement intéressant, ouvert à tous ceux qui s’intéressent à la santé.

Le monde a change… ou bien c’est ce que je pensais
Je passe ces jours-ci plus de temps dans un hôpital que j’aurai préféré et l’observation des méthodes et moyens m’ont surpris : on se plaint qu’il y a trop de travail (visible d’ailleurs, à travers des piles de dossiers dans des tas sur chaque bureau), mais on attend tous tranquillement notre tour pour compléter des dossiers administratifs  ?

Sérieusement : compléter un dossier au secrétariat et ensuite être envoyée dans le hall d’entrée pour un autre dossier pour votre admission… en 2010 ? Je rêve, je pourra le faire à la maison et le déposer sur un espace de travail collaboratif, ou quelque chose de ce genre. Mais je commence aussi à comprendre pourquoi les hôpitaux ont besoin de plus d’argent. Plus de gens dans les hôpitaux + pas de changements de méthodes = plus grand besoin des moyens.

Je ne dis rien sur le personnel : super sympa, gentils, rassurant. Mais une organisation datée qui transpire des gens surmenés. Dommage.

Santé 2.0 : à quand les services de la filière santé orientés client ?


La santé se met au 2.0 (si, si…) from Jean Michel Billaut on Vimeo.

“Santé 2.0″ est plus qu’un mouvement qui réfléchit sur les “process”, mais disons que cette notion fait partie de notre vécu dans un hôpital.
Dans le monde du Web 2.0, au final, le client crééra le produit avec le fournisseur. Le fournisseur s’organise en ligne pour écouter sérieusement les besoins des clients/co-producteurs
afin de garder des clients satisfaits. Et… pour continuer à évaluer, puis évoluer son produit/service.

Dans le monde de la santé, le patient/client a parfois l’impression de devoir se contenter car c’est un service public et dans le service public on veut que le bien pour vous. Et attentation : on sait ce qui est bien pour vous !

Je parie que, une fois rentrés à la maison, les fournisseurs dans la filière santé sont des clients comme vous et moi : ils ont les mêmes exigeances de personnalisation des services et produits, ils veulent être écoutés, et quand ils ne sont pas contents, ils veulent le faire savoir.

Etre écouté” est le sujet d’ailleurs, de cet article intéressant sur le rôle de la narration dans l’évaluation des services médicaux, où le patient est invité à décrire ses expériences et qui démontre les effets intéressants pour une amélioration de la qualité.

Health 2.0, un mouvement international : un défi pour les mutuelles de la santé
Je lance un défis aux mutuelles : le moment est venu de créer des plateformes, d’investir des réseaux sociaux, pour mener un debat de fond avec tous les acteurs sur l’avenir de la santé. Payeurs et bénéficiaires, mais également les professionnels et l’état : nous sommes tous concernés.

Il y a 60 ans, les mutuelles étaient des mouvements innovants en créant une égalité face à la santé, en mutualisant les moyens.
Les mutuelles pourraient revenir à leurs sources en chercheant comment innover de nouveau. Et ce ne sera plus possible de le faire mutuelle par mutuelle ; ça, ce sont des réflexes du siècle dernier. Aujourd’hui, on construira l’avenir ensemble
.

Je vous invite à suivre la conférence sur Twitter, les 6 et 7 avril 2010 en utilisant le “hashtag” #health2eu – comme indiqué sur le blog de Denise Silber, qui est à l’origine de cette conférence.

Et pour ceux qui ne pouvons pas être de parti, rendez-vous du 19 au 21 mai 2010, également à Paris pour le “Health Executive Summit“, les néerlandais seront de nouveau bien représentés :-) #fièredemesorigines

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Facebook comptes Conseils Généraux : mais où sont vos élus ?

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Vendredi dernier, j’ai découvert le compte Facebook du Conseil Général des Deux-Sèvres, toute contente. Arrivé dimanche, ma demande de confirmation d’amie est toujours en attente, il faut croire que c’est dû au long week-end, sinon, ….. ?!

Cette découverte était une incitation à effectuer un petit tour d’horizon et voilà les résultats (à ce jour) : en tout, j’ai découvert une quinzaine de comptes Facebook des Conseils Généraux, avec entre 3 (Ardèche) et 7317 fans (Haute-Loire). Seulement un Conseil Général a opté pour un “compte personnel”, celui de mon département. Ca fait un peu mal pour le citoyen engagé que je suis, même sans droit de vote :-) .

La problématique des différents comptes pour les institutionnels
En fait, Facebook connaît à ce jour quatre types de comptes :


  1. le compte personnel : vous pouvez devenir “ami(e)“, c’est une action réciproque. Un compte personnel est la base pour les autres comptes, sans ce compte pas une fanpage ou groupe possible. En revanche, le compte personnel est formellement proscrit par Facebook à des usages de promotion de votre marque, entreprise ou collectivité…
    La problématique pour une collectivité est que ce compte de base doit appartenir à quelqu’un qui ne peut pas décéder, ne pas être réélu, changer de poste, déménager, … L’option la plus simple reste sans doute d’inventer une personne neutre, et “effacer” ce compte au profit de la fanpage ou du groupe. Ce n’est pas tout à fait légal non plus (cf. l’extrait des conditions ci-dessous), mais sans doute le meilleur compromis…
  2. le fanpage : vous pouvez devenir “fan“, vous “abonner” aux flux de votre marque, artiste, entreprise ou collectivité et suivre les publications sur votre mur. Attention : bientôt, Facebook va changer le mot “fan” par “j’aime”.
  3. le groupe : vous pouvez devenir “membre” d’un groupe. Les publications sont affichées sur le mur des administrateur(s) du groupe, mais non pas sur le mur des membres. Il faut y aller pour participer aux discussions ou réagir à des publications.
  4. Nouveauté : Facebook Page Communautaire

Facebook vient de lancer un quatrième type de compte, la “page communauté” : il s’agit ici d’une “fanpage” mais celle-ci pourra être gérée par la communauté Facebook une fois devenue extrèmement populaire (ayant atteinte des milliers de fans).  La fanpage communauté deviendra une sorte de Wiki.  Explications des “Facebook Community Pages” sur le site de Mashable :

A company spokesperson tells us that Community Pages “give our users opportunities to express their enthusiasm and creativity, while allowing for Official Pages to continue representing official entities such as businesses, bands and public figures.”

L’objectif serait donc de garder les fanpages populaires destinées à faire ce que la plupart des marques souhaitent faire : passer une pub. Alors que les “Pages communautaires” seraient plutôt destinées à l’échange. A suivre de près le fonctionnement des pages communautaires, car elles pourraient devenir un enjeu intéressant pour les collectivités!

Un compte perso pour votre entreprise, marque ou collectivité : délicat
Tout d’abord, délicat parce que ce n’est pas permis.
Je ne serai pas à l’aise si un jour je devrais me battre contre Facebook ; mieux vaut respecter leurs règles.

Il y a toutefois d’autres bonnes raisons de respecter les règles :

  1. arrivé à 4 999 amis, Facebook peut fermer votre compte. Convaincre vos “amis” a appuyer sur le bouton “devenir fan” n’est pas une cause gagnée. La Rochelle Ensemble en fait les frais : compte personnel, 4 999 amis et à ce jour “uniquement” 1 930 fans et quelques “amis”  agaçés par les rappels réguliers de devenir fan… Et par ailleurs, comment savoir si ce sont les mêmes, compliqué en cas où vous souhaitez un jour analyser les profils de ceux qui vous suivent ? (D’ailleurs, vous voyez ce qui est incompréhensible pour un utilisateur sur l’image de La Rochelle Ensemble ?)
  2. une manque d’ambition : les Deux-Sèvres comptent quelques 300 000 administrés… dont 4 999 uniquement peuvent devenir amis, les premiers venus sont les premiers servis ?
  3. “devenir ami” est soumis à l’approbation de l’administrateur – ehhhh… délicat.
  4. les fanpages sont indexées en temps réel par Google, alors que les comptes perso ne le sont pas (heureusement)
  5. pas facile de faire une recherche pour un conseil général si on sait qu’il a un compte perso : il faut passer par tous ces facebookers qui ont écrit dans leur profil qu’il travaillent dans un Conseil Général ou l’ont nommé par ailleurs…
  6. si vous administrez des fanpages, vous recevez une synthèse d’activités par semaine, ce qui vous permettra de faire évoluer votre action !
  7. et “last but not least” : une fan page pourrait être transformée en “Page communautaire”, permettant ainsi un débat entre collectivités et citoyens !

Autres observations : les tendances et opportunités manquées
La recherche des Conseil Généraux m’a permis d’observer quelques autres tendances…

  • à des nombres de fans inégaux, les conseils généraux utilisent leurs comptes Facebook comme des agences de presse : ils émettent systématiquement leurs messages, il n’y a presque pas d’intéraction avec les citoyens.
  • parfois on observe des chevauchements avec les CDT ou autres services (on vante les enjeux touristiques) …
  • nulle part, j’ai pu découvrir une discussion derrière l’onglet concerné… !
  • les comptes FB des CG sont probablement des comptes mis en route par des techniciens. Mais attention : à aucun moment vous savez à qui vous pouvez vous adresser, car ils sont plus neutre que neutre. Cela n’incite pas forcément à un dialogue et on peut donc se demander à quoi ça sert, si ce n’est de ne plus imprimer leur magazine à terme…

Bref, la grande opportunité, d’agir pour rentrer en contact avec des citoyens, n’est pas saisie du tout. Pire : où sont vos élus ?

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Les mises à jour de profil des pages Facebook ajoutées aux résultats de recherche en temps réel de Google

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Google tweets on status updates Facebook fan pagesDepuis le 24 février 2010, les “status updates”, ou en français : ce que vous dites dans la case “exprimez-vous” tout en haut de la page (“fan page“), seront indexés aux résultats des recherches en temps réel par Google, comme le reporte le site DigitalBeat.

Une indexation qui ne vaut que pour les “pages”, qui sont devenues des outils de communication à part entière. L’indexation ne compte donc pas pour les mises à jour des profils des personnes privées. C’est dû au fait que Google n’a qu’un accès limité aux sources de Facebook.

Pour ma part, je suis contente que l’indexation en temps réel se limite aux pages (commerciales) et ne s’étend pas aux “status updates” des personnes. Comme cela, les recherches jouent leur rôle normal, et la vie privée des personnes ne sera pas divulguée au-delà leurs cercles “d’amis” sur Facebook.

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Les Rendez-vous du Tourisme en Deux-Sèvres

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Aujourd’hui, je suis intervenue lors de l’apres-midi que passent ensemble les institutionnels et prestataires touristiques des Deux-Sèvres (+ les invités des autres départements de la région Poitou-Charentes) annuellement.

La fanpage du Bocage Bressuirais sur FacebookJ’ai eu l’honneur de présenter le volet “Et si on passait au web 2.0 ?”. En 2005 déjà, j’ai été invitée à témoigner lors d’un rencontre annuel semblable à celui d’aujourd’hui pour livrer le message qu’il fallait vraiment développer des sites web et de réfléchir sur les stratégies web.
Alors, puisqu’on est résolumment passé en mode “web 2.0″, une mise à jour était indispensable :-) . C’est d’ailleurs sans aucun doute la dernière fois qu’il vont m’inviter, car à chaque fois le message est : “c’est passionnant, très bien pour nous tous, mais… il y a du boulot et des changements dans l’air”. Et comme le dit un proverbe néerlandais : “on se heurte pas trois fois à la même pierre”….

Les trois messages
Plus sérieusement, il y a de quoi remplir une journée, voire une semaine sur le sujet, mais j’ai essayé de faire passer trois messages importants:

  1. Le web 2.0 pourra être décrit comme l’organisation et la gestion des espaces virtuels tels que le sont les espaces réels, basés sur les technologies du web 2.0. Je veux dire par cela que on fonctionne dans les espaces virtuels comme on le fait dans la vie réelle, sauf que vos interlocuteurs/membres de communautés peuvent se trouver dans des espaces géographiquement éloignés.
    L’intérêt pour un acteur touristique est justement de pouvoir jouer sur ces cordes. A ceux qui disent préférer prendre un café avec leur voisin je réponds que c’est certainement très bien, mais que vous ne trouverez pas vos prospects pour votre gîte ou destination (excusez-moi les termes techniques :-) dans le bar du coin ou sur votre marché hebdomadaire. Mieux vaut pouvoir joindre le prospect qui prend son café ailleurs pour l’interpeller et l’intéresser pour votre proposition commerciale. Et c’est exactement ce qui se passe quand on fonctionne en mode “web 2.0″ (réseaux, communauté, plateformes, …).
    Ce qui est bien de telles réflexions, c’est que cela nous donne une idée de ce que va devenir le tourisme, ou l’organisation du tourisme.
    D’ailleurs, ces intérrogations nous donnent une idée sur comment nous allons tous fonctionner dans les années à venir. Car le web 2.0 va au-delà les belles technologies ou des actions de marketing, c’est une attitude, et nous sommes tous concernés à plusieurs titres : élu, parent, client, prestataire, salarié ou chef d’entreprise, responsable d’une association, … : nous sommes “multiples” et existons dans de domaines différents, où beaucoup d’entre nous ont déjà développé des attitudes web 2.0 (mais généralement uniquement en tant que consommateur :-) .
  2. La bonne nouvelle est que le web 2.0 permet même à de petites structures, sans ressources financières importantes, de développer des stratégies web 2.0. D’autant plus que dans les petites structures, institutionnelles ou non, il devrait être plus facile de mener de pair les changements de fond que le web 2.0 suppose.
  3. Et la dernière nouvelle (je vous laisse juger si elle est bonne ou pas), concerne justement ce fait : le web 2.0 va changer de fond les relations entre acteurs. Si on le veuille ou pas, les acteurs touristiques vont se retrouver avec des clients experts, des prestataires experts, des fournisseurs experts, bref, il y a du changement dans l’air. Comme le disait un acteur lors des Rencontres Nationales de l’E-tourisme institutionnel à Toulous en novembre dernier : “ça faisait drôle dans un premier temps, de se retrouver dans un groupe de travail qui n’était pas présidé par notre directeur, mais par un autre membre de l’équipe, alors que le directeur faisait partie du groupe”. Imaginez-vous ce qui va se passer dans le cas où le groupe sera animé par une personne externe de l’équipe …. :-)
    L’effondrement entre les espaces privés et professionnels, la demande des “touristonautes” de converser avec des vrais gens et non avec les institutionnels ou institutions, les notions d’expert et amateur, …. tout cela est en train de changer profondément la donne.

Voilà pour les trois points d’introduction. Il est temps de partir en voyage :-) . Voici le slide que j’ai présenté lors de ces “Rendez-vous du Tourisme en Deux-Sèvres”.

L’intervention était aussi une opportunité de montrer au public les très belles initiatives, dont la “fanpage” du Bocage Bressuirais, ou encore des photos de grande qualité, une mine en termes patrimoniales, d’un “amateur” de Saint-Maixent l’Ecole et qui sont publiées sur Flickr.

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Utiliser les médias sociaux pour développer son activité ; une formation incontournable le 15 décembre

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Je viens de mettre en place une formation pour entrepreneurs, micro-entrepreneurs, responsables d’associations et tous ceux qui sont interpellés par les médias sociaux mais qui ne savent pas comment et par quoi commencer.

L’objectif de la formation est de dispenser les bases de la pratique et de vous aider à surmonter avec enthousiasme les défis du Web 2.0
Apprenez comment l’utilisation des outils du « Web 2.0 » ou les médias sociaux pourraient aider votre entreprise unipersonnelle à trouver des clients et fournisseurs, à gérer les contacts avec clients, fournisseurs et partenaires et à innover. Le changement de culture auquel l’entrepreneur peut s’attendre et auquel il doit se préparer, sera également abordé.
La matinée sera consacrée à une explication des bases, les grandes lignes en quelque sorte, alors les stagiaires seront mis en situation dans un atelier pratique l’après-midi.
Intéressé ? Contactez-nous !
N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou si vous souhaitez vous inscrire ! Max. 8 participants.

Pour cette formation, Beer Bergman interviendra en tant que formatrice pour Bilance, organisme de formation enregistré sous N° 54790082479 auprès du Préfet de la Région Poitou-Charentes.

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Les élèves deviennent producteurs dans le processus d’enseignement : Marshall McLuhan dans un interview de…. 1971 !

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Pour continuer la réflexion sur l’enseignement, voici un vidéo d’un interview de Marshall McLuhan (Canada, 1911 – 1980; voici un deuxième texte sur l’homme) et qui parle, vers la fin de cet extrait, du rôle des élèves dans le processus d’enseignement. Ce qui est hautement intéressant de cette histoire, c’est que l’interview date de 1971, et fait partie d’une réflexion sur “the medium is the message” (le médium est le message).

McLuhan : The medium is the message (interview 1971)

Il dit dans l’interview: “the learning process is now something children expect to participate, not just as consumers, but as producers. And they get this from TV. TV is in a ‘par excellence’ way a medium of processes.”

Ou, en bon français : “Nos enfants attendent de participer au processus d’apprentissage, non seulement en tant que consommateurs, mais en tant que producteurs. Et cela vient de la télé : la télé est, par excellence, un medium de processes.”.

A refléchir, 38 ans après les paroles !  :-).

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Pourquoi ne demandons nous pas aux jeunes d’apprendre aux profs ?

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Je suis une fan absolue des conférences de TED (“Ideas Worth Spreading” : Idées qui méritent d’être diffusées). Le 20 novembre, j’ai essayé de partager un peu de cette excitation lors des TEDxAmsterdam. Vous pouvez regarder sur http://search.twitter.com avec le mot clé #tedxams pour voir le flux qui s’est produit lors de cette conférence, et vous trouverez des commentaires de moi en français. (Car au fond de moi j’espère bien évidemment que le TED se déroulera à Paris un jour, ou, encore mieux : en province, comme pour souligner les pensées “out of the box”.)

Et à chaque fois je suis particulièrement touchée par les conférences de Pranav Mistry, qui a inventé le “Sixth Sense”. Aujourd’hui, j’ai regardé une conférence récente de ce jeune inventeur (cf le vidéo ci-dessous – il n’existe pas encore en français, mais les images sont parlantes !).

L’espoir et la vision sur le tandem “technologie – humanité” qui émanent des paroles et de la personne de Pranav Mistry sont, en ce qui me concerne, de véritables enjeux pour l’avenir.

Apprendre à interpréter le web
Ce vidéo m’a fait penser qu’il est infiniment dommage que nous ne demandons pas à nos jeunes d’instruire leurs professeurs dans la lecture de ce qui se passe sur le web. Car on parle beaucoup de “il faut leur apprendre à interpréter”, mais puisque la majorité des professeurs ne sont pas des habitués du web pour commencer, il est improbable qu’il soient capables d’apprendre à interpréter aux autres…

Experts vs amateurs
Une des caractéristiques du web 2.0 est la disparition, ou encore, une autre définition des concepts “expert”
vs “amateur”. Ce sont de véritables questions qui méritent un peu plus d’attention que de simples “il faut que..” ou “yaka…”. Enjeux, opportunités, changement de métiers, bref, il y a de quoi s’intérroger.

Dans l’enseignement, le professeur est la personne “experte” et l’élève la personne qui doit apprendre. L’enseignant se trouve dans encore beaucoup de cas devant la classe, les élèves côte à côte, dans les rangs. Debout vs assis. On est comme dans une émission téle, en quelque sorte. Les professeurs demandent une attitude active des élèves, mais les télés ne le permettent pas vraiment.
Les élèves, de leur côté, sont habitués à faire de l’interaction, du partage, du collaboratif, avec leurs petits écrans : téléphones mobiles et ordinateurs.

Ils sont les experts dans l’utilisation des outils qui permettent aller sur le web. Ils sont, pour une bonne partie, également des experts du web : ils sont contributeurs, lecteurs, ils partagent, ils créent, ils vivent une partie de leur vie en ligne.
Les professeurs n’ont pas vraiment la culture du web *). Certes, il savent utiliser un ordinateur, mais ça reste pour beaucoup d’entre eux une machine en dehors de leur expérience physique.

Il me semble donc qu’il y a là une énorme chance de faire avancer les choses, pour ceux qui l’osent ! Osent se mettre ouvertement dans la position de l’élève, de celui qui a à apprendre. Qui ose faire des erreurs, des faux pas. Partager les succès et passions pour ce qui se passe sur le web.

Le plus grand plus dans cette histoire ?
Du respect mutuel, l’apprentissage de comment devenir adulte (car portant des responsabilités) et la possibilité que les professeurs pourront véritablement discuter avec leurs élèves sur le web à long terme, les responsabilités en ligne, la lecture des signes, l’interpretation. Offrir une ouverture aux élèves comme aux professeurs.

*) Excusez-moi pour ceux qui sont professeurs/enseignants ét expert du web :-) .

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Twitterlists et colloques

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gencDepuis que je suis active sur Twitter, j’ai suivi un certain nombre de colloques et conférences, en me connectant sur http://search.twitter.com et en saisissant le mot convenu, précédé par le ” # ” (hashtag, en anglais).

Le fonctionnement est assez incroyable: les gens dans la salle “tweetent”, et ceux qui ne sont pas présents, peuvent se mêler dans la discussion. C’est ainsi qu’une discussion entre un public restreint, au printemps 2009, aux Etats-Unis, a finalement été “ouverte” au public par les tweets. Car dans la salle, les “experts” se sont trouvés confrontés avec des paroles de qualité… venant de l’extérieur.

Il arrive que les organisateurs sont préparés à ce phénomène et projettent les résultats du “search.twitter.com” en direct sur un écran, pour que l’ensemble du public puisse suivre ce qui s’écrit sur Twitter.

Dans ce cas, il est parfois difficile de suivre les tweets, car entre questions et remarques, pas toujours facile de se répérer. Je vous conseille de lire ce témoignage sur un colloque sur la “Génération C”, tweeté en direct par #genc ! (voir également l’image à gauche)

Les twitterlists
Une partie de la problématique pourrait être résolue par la nouvelle fonction en Twitter : les “lists”. Au moins, il sera possible d’identifier les participants à la discussion.

twitterlistsCe qui permet de fluidifier les “tweets-en-réponse-de” et d’envoyer les questions en retour directement à un participant identifié, et par cela, à clarifier le flux de phrases.

De cette même façon, pratique aussi, les listes, pour l’utilisation de Twitter en classe ou en formation. Affaire à suivre !

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